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Les chenilles processionnaires

Les chenilles processionnaires

Attention les chenilles processionnaires sont de retour !

Comme son nom l’indique, les chenilles processionnaires se déplacent en file indienne et sortent dès les premiers rayons du soleil. Larve d’un papillon de nuit le Thaumetopoea, la chenille processionnaire est reconnaissable avec ces tâches orangées recouvertes de poils urticants. Vivant en colonies de plusieurs centaines d’individus, les jeunes chenilles tissent des pré-nid où elles passent la journée et commence à manger les aiguilles de pin. Ces premiers abris légers peuvent passer inaperçus. Attention, une touffe d’aiguille qui jaunit en est la principale manifestation. Dès que la zone autour de leur cocon n’offre plus assez de nourriture, les chenilles émigrent plus haut dans l’arbre er reforment un nid. C’est ainsi que par des journées ensoleillées on peut les voir en procession sur le tronc ou les branches d’un arbre.

En hiver, elles forment un nid plus volumineux exposé plein sud pour profiter des rayons du soleil, et n’en sortent uniquement la nuit pour s’alimenter.

Au printemps, les chenilles « en procession », suivant un fil de soie, quitte l’arbre pour aller s’enfouir dans le sol et entamer leurs processus de transformation en chrysalide. La femelle papillon va alors déposer ces œufs sur les aiguilles de pin ou de cèdre et le cycle recommence.

Les dégâts :

Dès le stade de larve, les chenilles projettent dans l’air de minuscules poils urticants pouvant avoir des conséquences importantes chez l’homme (réactions allergiques, troubles respiratoires, troubles oculaires, œdèmes, chocs anaphylactiques, etc). La survenue de ces effets n’implique pas forcément un contact direct avec les chenilles, mais leurs poils urticants sont transportés par le vent ou par l’homme.

Attention, vos animaux peuvent également souffrir (bave, langue gonflée, tuméfactions, etc) s’ils lèchent, touchent des chenilles vivantes, mortes ou même des restes de nid. Une intervention rapide du vétérinaire est alors vitale.

En se nourrissant des aiguilles, les chenilles affaiblissent également leur hôte.

Les solutions :

Bien que ces chenilles soient dangereuses pour l’homme et les animaux, il faut tout de même relativiser et ne pas aller jusqu’à l’abattage de l’arbre. D’autres solutions sont possibles :

  • Des traitements phytosanitaires biologique ou chimique existent.
  • La lutte mécanique : Il faut couper la branche porteuse du nid et la brûler. Les fils de soie étant très dense, le nid forme une barrière contre le feu et l’intérieur du cocon n’est pas touché par les flammes. Avec précautions (masques, gants), il faut donc essayer d’ouvrir le nid et de le brûler.
  • Le piégeage par confusion sexuelle : utiliser une phéromone de synthèse comme leurre pour piéger les mâles ou pour les désorienter et qu’ils ne trouvent pas les femelles. Les accouplements sont ainsi évités.
  • Les éco-pièges : fixés à un arbre, il intercepte les processionnaires lors de leur descente. Elles sont récupérées dans un sac qui sera éliminé par la suite.
  • La lutte biologique : Favoriser l’implantation de prédateurs comme des nids à mésanges.

 

Arrêté municipal 06/2018 du 7 février 2018.

 

arreter-chenilles-processionnaires.pdf (23 téléchargements)
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