La lutte contre les chenilles processionnaires, l’affaire de tous :

Une espèce invasive !

Les chenilles processionnaires se déplacent en file indienne et sortent dès les premiers rayons du soleil. Larve d’un papillon de nuit, le Thaumetopoea, la chenille processionnaire est reconnaissable à ses tâches orangées recouvertes de poils urticants. Vivant en colonies de plusieurs centaines d’individus, les jeunes chenilles tissent des pré-nids où elles passent la journée et commencent à manger les aiguilles de pin. Dès que la zone autour de leur cocon n’offre plus assez de nourriture, les chenilles émigrent plus haut dans l’arbre et forment un nouveau nid.

C’est ainsi que, par des journées ensoleillées, on peut les voir en procession sur le tronc ou les branches d’un arbre.

En hiver, elles forment un nid plus volumineux exposé plein sud pour profiter des rayons du soleil, et en sortent uniquement la nuit pour s’alimenter.

Au printemps, les chenilles « en procession » quittent l’arbre pour aller s’enfouir dans le sol et entamer leur processus de transformation en chrysalide. La femelle papillon va alors déposer ses œufs sur les aiguilles de pin ou de cèdre et le cycle recommence.

Téléchargez le guide de lutte contre les chenilles :

recueil_methodes_de_lutte_vf_compressed_1.pdf (8 téléchargements)

Le service espace vert de la commune met en œuvre de nombreuses actions de lutte contre cette chenille (voir encadré ci contre) Malheureusement, s’il agit seul, il ne pourra pas endiguer ce problème de santé publique. Les particuliers doivent faire leur part pour diminuer la présence de cette chenille !

QUELQUES CHIFFRES

Coût du piégeage des chenilles

Installation de 6 pièges à papillons ‘entonnoirs’ (avec capsules de phéromones qui attirent les mâles) de mai à septembre 2024 :

  • 221 papillons capturés
  • Lieux : Rue des Ecoles, giratoire de Douvaine et route de Bellossy
  • 11€ les 2 capsules chez GAMM VERT soit 18 pour la saison = 99€ TTC
  • 25€ l’entonnoir (piège) chez GAMM VERT soit 6 en tout = 150€ TTC

Location en décembre 2024 d’un camion nacelle pour la destruction de nids de chenilles :

  • Coût : 561€ TTC
  • 41 nids brulés

Installation en janvier 2025 de 20 ‘éco-pièges’ à chenilles processionnaires (collier avec récupérateur) sur l’ensemble des pins de la commune répertoriés “sensibles” à la chenille

  • 718.68€ TTC

LES DÉGÂTS :

Dès le stade de larve, les chenilles projettent dans l’air de minuscules poils urticants pouvant avoir des conséquences importantes chez l’homme (réactions allergiques, troubles respiratoires, troubles oculaires, œdèmes, chocs anaphylactiques, etc.). La survenue de ces effets n’implique pas forcément un contact direct avec les chenilles, leurs poils urticants transportés par le vent peuvent avoir le même effet.

Les animaux peuvent également souffrir s’ils lèchent, touchent des chenilles vivantes, mortes ou même des restes de nid (bave, langue gonflée, tuméfactions, etc.)

Une intervention rapide du vétérinaire est alors vitale.

En se nourrissant des aiguilles, les chenilles affaiblissent également l’arbre hôte.

LES SOLUTIONS :

Bien que ces chenilles soient dangereuses pour l’homme et les animaux, il faut tout de même savoir raison garder et ne pas aller jusqu’à l’abattage de l’arbre !

D’autres solutions sont possibles :

● Des traitements phytosanitaires biologique ou chimique existent.

● La lutte mécanique : il faut couper la branche porteuse du nid et la brûler.

Les fils de soie étant très denses, le nid forme une barrière contre le feu et l’intérieur du cocon n’est pas touché par les flammes. Avec précautions (masque, gants), il faut donc essayer d’ouvrir le nid et de le brûler. Attention faire des feux sur la commune est interdit. Il faut faire appel à un professionnel.

● Le piégeage par confusion sexuelle :

il s’agit d’utiliser une phéromone de synthèse comme leurre pour piéger les mâles ou pour les désorienter et qu’ils ne trouvent pas les femelles. Les accouplements sont ainsi évités.

● Les éco-pièges : fixés à un arbre en fin d’hiver, ils interceptent les processionnaires lors de leur descente. Elles sont récupérées dans un sac qui sera éliminé par la suite.

● La lutte biologique : favoriser l’installation de nids à mésanges pour attirer cet oiseau auxiliaire, gros consommateur de chenilles à tous les stades.