Tri des biodéchets : à chacun sa solution
A compter du 1er janvier 2024, la loi sur la généralisation du tri à la source des déchets alimentaires entre en vigueur.
Épluchures de fruits et légumes, résidus de jardinage, restes de nourriture… : tous ces biodéchets représentent aujourd’hui environ 30% de notre poubelle à ordures ménagères. Or, plutôt que de les jeter à la poubelle et de les incinérer, il est facile de les valoriser, en les compostant.
Pour accompagner les habitants dans la pratique de ce nouveau geste de tri, Thonon Agglomération met progressivement en place trois solutions, adaptées au mode de vie de chacun. La généralisation du compostage est la priorité.

1. Vous résidez en maison avec jardin ? Optez pour un composteur individuel
Depuis l’automne dernier, chaque foyer peut se procurer gratuitement un composteur et un bio-seau, sur inscription. Cette solution simple et efficace permet de transformer ses déchets organiques en un engrais naturel. Et pour tout savoir sur les bonnes pratiques du compostage et de la gestion des biodéchets, des ateliers collectifs sont aussi proposés.
En pratique : demandez votre composteur gratuit et inscrivez-vous à un atelier sur : mesdemarches.thononagglo.fr
2. Vous résidez en habitat collectif (résidence, immeuble ou lotissement) ? Pratiquez le compostage avec vos voisins
Thonon Agglomération propose la mise en place de composteurs collectifs au pied des immeubles. En lien avec les syndics de copropriété et les bailleurs, elle accompagne l’ensemble de la démarche : de l’installation gratuite du site de compostage à son suivi régulier, en passant par la formation des référents de site. Une solution clefs en main, qui en plus fait bénéficier aux résidents d’engrais pour leurs plantes !
En pratique : sollicitez votre syndic de copropriété pour inscrire ce point à l’ordre du jour de la prochaine Assemblée Générale.
3. Pas d’espace vert autour de vous ? Des bornes à biodéchets progressivement installées pour les habitants n’ayant pas d’espace vert autour d’eux
L’agglomération va expérimenter au printemps prochain la collecte des déchets alimentaires en bornes, dans deux zones-test : au centre-ville de Thonon-les-Bains (quartier de la Rénovation) et à Sciez.
Leur utilisation sera réservée aux habitants ne pouvant pas bénéficier de l’installation d’un composteur individuel ou collectif.
Les biodéchets ainsi collectés seront traités en méthanisation à Veigy-Foncenex.
Après un an de test, ce nouveau mode de collecte sera progressivement déployé dans les zones urbaines de l’agglomération.
Et pour les professionnels ?
Les gros producteurs tels que les supermarchés, les boulangeries ou certains restaurants, sont déjà soumis à l’obligation de tri de leur biodéchets depuis janvier 2023 et doivent se rapprocher d’un prestataire privé.
Les professionnels peuvent aussi s’orienter vers une gestion de proximité de leurs biodéchets, en installant un site de compostage de façon autonome.
L’expérimentation de collecte qui démarre en mars 2024 va permettre aux professionnels petits producteurs de biodéchets des zones test (- de 150L par semaine) de s’initier au tri des biodéchets.
3 BONNES RAISONS DE SE METTRE AU COMPOSTAGE
– Je réduis mes déchets et leur incinération, d’autant plus que les biodéchets sont en grande partie composés d’eau !
– Fini le jus et les mauvaises odeurs dans le sac poubelle
– Je réalise un engrais naturel et gratuit pour mes plantations
Compostage en bac ? Je me procure un composteur gratuitement
Deux modèles disponibles :
– 400 litres
(largeur : 72 cm / profondeur : 85 cm au sol / hauteur : 84 cm)
– 600 litres
(largeur : 85 cm / profondeur : 99 cm au sol / hauteur : 84 cm)
Composteur en kit à monter avec un tournevis et une clé de 10

Les déchets à ne pas mettre dans votre poubelle
Piles et ampoules : Les piles et les ampoules ne doivent pas être placées dans la poubelle ordinaire. Elles peuvent contenir des métaux ou des composants chimiques qui présentent un risque pour les sols, l’eau et les milieux naturels lorsqu’ils ne sont pas traités correctement. Pour limiter ces impacts, il convient de les déposer dans les bornes prévues à cet effet, souvent disponibles dans les grandes surfaces, les magasins spécialisés ou certains bâtiments publics. À la maison, il est pratique de les stocker dans un petit contenant dédié avant de les rapporter régulièrement dans un point de collecte.
Huiles alimentaires : Les huiles de cuisson usagées ne doivent pas être versées dans les canalisations ou les toilettes. Elles peuvent se figer, boucher les réseaux d’assainissement et rendre le traitement des eaux plus complexe. Il est préférable de les conserver dans une bouteille bien fermée, puis de les déposer dans une déchetterie ou un point de collecte adapté. Une fois récupérées, ces huiles peuvent être valorisées, notamment pour la production de biocarburants.
Médicaments périmés : Les médicaments arrivés à expiration doivent être rapportés en pharmacie. Ils ne doivent pas être jetés avec les déchets classiques, ni vidés dans un évier ou des toilettes. Les substances actives qu’ils contiennent peuvent rejoindre les eaux usées et avoir des effets négatifs sur les écosystèmes aquatiques. Les officines disposent de solutions de collecte spécifiques afin d’assurer leur prise en charge dans des conditions sécurisées, conformes aux règles sanitaires et environnementales.
Équipements solaires : Les panneaux photovoltaïques et autres installations solaires destinées à produire de l’électricité doivent suivre une filière de traitement adaptée lorsqu’ils ne sont plus utilisables. Ils contiennent des composants électriques et électroniques qui ne doivent pas être mélangés aux ordures ménagères. En fin de vie, ils peuvent être confiés à une déchetterie, à un installateur ou à un distributeur afin d’être démontés, triés et recyclés. Les batteries associées à certains équipements nécessitent une vigilance particulière, car elles stockent de l’énergie et doivent être remises intactes à une filière spécialisée. Choisir du matériel durable permet aussi de limiter les remplacements et de réduire le volume de déchets à traiter. Pour s’inscrire dans cette démarche responsable dès le choix de son équipement, le site sunethic.fr propose des ressources utiles pour mieux comprendre les solutions solaires clé en main et les étapes liées à une production d’électricité plus respectueuse de l’environnement.
Pneus usagés : Les pneus en fin de vie ne doivent pas être abandonnés dans la nature ni jetés avec les déchets ménagers. Ils doivent être repris par un professionnel de l’automobile ou déposés dans une déchetterie acceptant ce type de déchet. Lors d’un changement de pneus, il est utile de s’assurer que les anciens sont bien repris. Leur dégradation est très lente, ils occupent beaucoup d’espace et peuvent retenir l’eau, ce qui favorise certains nuisibles. Bien orientés, ils peuvent toutefois être recyclés et transformés en matériaux utiles pour des revêtements ou des aménagements.
Adopter les bons réflexes de tri permet de réduire les pollutions, de récupérer des matières valorisables et de préserver les ressources naturelles. En dirigeant chaque déchet vers la filière adaptée, chacun contribue à protéger l’environnement local et à améliorer durablement le cadre de vie collectif.










